Mars 2007 : Un article sur Barbour dans L'Express

Mars 2007 : Un article sur Barbour dans L'Express

Magazine L'Express de Mars 2007

Un tartan dont les couleurs véhiculent les valeurs du parfait countryman- bleu pour le ciel, vert pour les arbres, jaune pour les fleurs. La parka séduit aussi bien les gentlemen farmers que les motards. Les couleurs sont forcément sombres, puisqu'il est formellement interdit de la laver. Un Barbour ça se graisse.

Ainsi allait la vie dans la paisible entreprise familiale de South Shields, adossée à son désuet slogan: "Le meilleur des vêtements anglais pour le pire des temps anglais ". Mais un étrange phénomène se produit dans les années 1980 : Barbour devient à la mode. Cela commence avec les très distingués sloane Rangers ; puis ce sont les élégants Romains qui l'arborent sur leurs Vespa vintage ; enfin, à Paris, pas un étudiant d'Assas qui n'ait son Barbour. A South Shields, c'est l'incompréhension: "Porter Un Barbour en ville? Mais quelle faute de gout!" décrète, horrifié, Michael Whilchead, responsable de la création.

Les ventes décuplent- jusqu'à 300 000 vestes par an! On doit largement à la France le modèle emblématique, la Beaufort vert foncé à col en velours marron, avec son Carnier, cette grande poche dans le dos initialement destinée à accueillir la bécasse du chasseur. Elle représente, à elle seule, 50% des ventes mondiales.

"La veste Barbour est une icône inviolable, confie Michael Whitehead. Tout au plus peut-on introduire une poche discrète pour un lecteur MP3 ou pour un mobile." Alors, définitivement BCBG, le Barbour? Pas sûr. Certains modèles récents sont plutôt sexy, comme cette Utility pour femmes, inspirée des blousons cintrés de motards des fifties. On a même vu il y a peu des fashionistas des beaux quartiers parisiens détourner l'exagérément courte Spey Jacket, conçue pour les pêcheurs à la mouche immergés en rivière. Si la reine voyait ça...